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les oiseaux dans le bocal

ou comment les poissons rouges ont pris la clé des champs

Mois

juillet 2015

L’îlot (2)

Suite de la première partie

*

– C’est pas un temps à mettre le nez dehors.

Il me regardait comme s’il voulait matérialiser la banquise sur mes paroles. Je déviais le courant froid en ajoutant quelques fétus de banalités sur les braises mort-nées de notre rencontre.

– Je voulais sortir acheter du papier… enfin, voilà, il pleut… beaucoup. Le mieux c’est de remonter.

Son regard non moins perçant se fripa comme s’il ne comprenait pas ce que je lui disais. J’allais envisager de poursuivre par quelques gestes significatifs pour lui signifier de me laisser passer, lorsque je vis ses lèvres se détendre.

– J’ai des cahiers chez moi. Ils sont comme neufs, si vous voulez m’en débarrasser, je vous en donne un.

Mon caractère crédule et spontané veut que je m’enthousiasme facilement et le fait qu’il m’adresse la parole me remplit d’une joie sincère.  J’acquiesçais sans réfléchir à sa proposition. Ce que je regrettais dans la foulée, mon transport euphorique recevant une grande claque de la part de ma parano compulsive. Chez lui ! Je ne voulais pas aller chez lui. Nous remontions déjà les marches à son rythme, mes pensées en alarme tourbillonnant autour de nous comme des mouches excitées dans un bocal fermé. Une peur irrationnelle gigotait dans mon abdomen et commençait à suinter à travers ma peau. Troisième étage, nous étions devant chez moi. Une raison, n’importe quelle raison aurait fait l’affaire pour ne pas aller plus haut et me réfugier dans mon terrier, mais seul résonnait mon coeur dans ma poitrine oppressée. L’escalade continuait, une marche, deux marches… je n’étais jamais montée si haut, même lorsque je le croyais absent, craignant que quelques pièges se referment sur ma curiosité. Nous y étions. Il mis sa clé dans la serrure, ouvrit la porte, se retourna vers moi, et grogna :

– Attendez-moi.

Je lui répondais d’un signe de tête qui se voulait détaché. Je reprenais mon souffle et un peu de contenance, soulagée qu’il ne me demande pas d’entrer. J’essayais toutefois de jeter un oeil dans l’appartement dont il avait repoussé la porte derrière lui, mais je ne percevais rien dans le filet de lumière qui barrait l’entrée. Il revint bientôt les épaules et les cheveux poussiéreux, un petit cahier sale à la main. Cela lui donnait un air de chat miteux qui m’amusa, lui toujours si invariablement correct dans son aspect physique. Où donc était-il allé fouiller ? Son logement sous les toits était plus petit que le mien, difficile d’y caser des coins à poussière. Il ne parla pas en me tendant le cahier mais il y mis une attention pleine de tendresse tout en essuyant la couverture du dos de la main. Je pris l’objet qui me parut un peu lourd pour un simple cahier d’une centaine de pages. S’il vit mon étonnement, il n’en tint pas compte. Il ajouta sans explication :

– La seule chose que je vous demande, c’est de ne pas l’ouvrir avant.

– Avant quoi ? lui demandai-je ?

Pour toute réponse, il mis du malheur dans son regard. Puis il se retourna, rentra chez lui, ferma la porte.

Je redescendais chez moi, le cahier tenu entre le pouce et l’index. Je le posais sur la table basse et m’asseyais en face sur le fauteuil. Les évènements qui venaient de se passer ricochaient dans mon crâne sans trouver de points d’attache pour se calmer. Il ne faisait pas de doute que les questions sans réponse nourriraient ma soirée, son injonction à ne pas ouvrir le cahier m’étonnait mais ne me déplaisait pas. Dans le fond, j’étais libre de l’ouvrir, mais j’appréciais le mystère qui entourait cette attente. Pour l’instant j’avais un seul désir, le toucher, le soupeser, malgré son contact un peu poisseux. Je le retournais, quelque chose parut rouler à l’intérieur, c’était un ressenti très subtil, à peine perceptible. Je le tenais par la tranche et le secouais légèrement. Rien ne tombait. Quelle histoire ! Le regard de l’homme palpitait encore dans mon souvenir. Etait-ce vraiment du malheur qui s’était inscrit sur son visage ? Etait-ce de la tendresse qui se dissimulait dans son geste quand il me tendait le cahier ? Mes impressions hâtives étaient souvent mises à mal au fil du temps. Il n’en resterait bientôt que le vestige d’une pensée.

Les jours passaient, j’avais rangé le cahier dans un tiroir vide et j’étais retournée à mes occupations. Le soleil jouait à faire le printemps et j’observais fréquemment les toits où les bébés goélands quémandaient à force de petits cris aiguës leur pitance à leurs parents très investis dans leur tâche. Malgré le charivari qui en résultait, je m’attelais sérieusement à mon projet. Je n’avais pas revu mon voisin, je savais qu’il était là, au-dessus de moi, et ça me rassurait de ne pas être seule dans notre îlot. Par delà la surface ondulante du plafond, j’essayais de l’imaginer chez lui. Que faisait-il de ses journées ? Est-ce qu’il entendait mes déplacements ? Je n’avais aucune idée de la dispersion des bruits d’un appartement à l’autre, mais ces vieilles bâtisses ne devaient pas être très insonorisées. En début de soirée, j’entendis frapper à ma porte. Je m’étonnais de n’avoir perçu aucun pas dans l’escalier. L’interphone n’avait pas sonné, ce ne pouvait être que lui, il venait s’enquérir du cahier, me permettre de l’ouvrir, ou autre chose. J’ouvrais largement la porte et…

… ne vis personne. Non seulement personne, mais rien. Plus rien, devrais-je dire. Devant moi, je ne distinguais plus qu’une obscurité si profonde que je m’y sentais happée comme on peut l’être au bord d’un précipice. Je m’agrippais fort au chambranle de la porte et tentais de trouver l’interrupteur, mais aucun bouton ne se présentait sous ma main. La panique et sa succession de pensées incohérentes m’envahirent aussitôt. J’étais en équilibre précaire devant un gouffre invisible et impossible. Je tendais l’oreille, il y avait un léger chuintement. Et puis cette odeur, ou plutôt une effluve très ténue et désagréable que je ne n’arrivais pas à définir. Je rentrai chez moi, refermai la porte. Je frissonnais et sentais au fond de ma gorge un arrière-goût saumâtre. Je restais immobile à écouter, humer, évitant d’avaler ma salive amère. Ces ténèbres étaient si denses, alors que même sans éclairage l’escalier était toujours plus ou moins visible, ne serait-ce qu’à la lueur de mon appartement. Ce que j’avais perçu ressemblait à l’absence de toute matière, un vide inexprimable. Que mes yeux n’aient rien vu, je l’admettais, mais que ma main n’ait rien touché, pas même le mur… Je me sentais engorgée d’incertitude. Je frictionnais vigoureusement mon corps engourdi jusqu’à ce que me revienne une sensation de normalité. Dans ces cas-là, on se dit que l’imagination nous a fait péter un câble. Et pour éviter toute convulsion du système voué aux délires hystériques, l’urgence est de réparer dans la seconde. Je pris une large respiration, et dans un geste pulsionnel, j’ouvrais violemment la porte en m’écartant. Il n’y avait que l’ombre de l’escalier dont les marches s’enfonçaient dans une nuit naturelle. Cependant, j’entendais toujours le chuintement. Il venait de l’étage du dessus. Je me penchai un peu mais de l’endroit où j’étais je ne pouvais rien voir. Je montais quelques marches.

– … srrr schrr,… laisse-nous revenir… partir… tu sais à quoi tu l’exposes…chchchs… ouvres-en un autre et n’oublie pas de m’écrire… srrrch… Ne me force pas à retourner chez elle, je la tuerai… schrr…

Et puis le silence, ce silence que je reconnaissais pour l’avoir éprouvé après les vociférations quelques jours auparavant. Le relâchement d’une tension. Pas même une respiration. Si quelqu’un était là-haut devant la porte, il ne dégageait aucun souffle de vie, aucune odeur, aucun signe de présence. Je me réfugiais chez moi, refermais la porte et ouvrais le tiroir où j’avais enfermé le cahier. Je le pris avec précaution afin d’éviter de trop le toucher tant était désagréable le contact de sa peau avec la mienne. Je savais que je pouvais l’ouvrir à présent, c’était comme une évidence, presque une exigence qui m’intimait de regarder à l’intérieur. Toutefois, je n’en faisais rien, j’avais l’impression que si je l’ouvrais, j’entrais dans un jeu dont je devenais un pion qui ne maitriserait plus ses déplacements. Le mieux, pensai-je, c’était de refermer toute cette histoire et si possible de l’oublier.

[vers l’îlot 3]

retrouvez l’intégralité de la nouvelle ici

L’îlot (1)

En cette période estivale où pas grand chose ne se passe dans le bocal, pourquoi ne pas travailler l’écriture ?

Voici donc une nouvelle très librement inspirée de la réalité.

Toute ressemblance avec des lieux ou des personnes existants ne saurait être une coïncidence.

Vous pouvez retrouver l‘intégralité de la nouvelle ici

*

L’îlot

c’est l’été, le soleil brille sur radio bluettte… nous offrons une petite chanson à tous les amoureux… Je te promets que si tu recommences avec cette histoire, tu vas le regretter. …pour toiii mon amour... un infâme manipulateur, voilà ce que tu es. Monstre tentaculaire ! …délicieuse furiiiie ma Liliiiith.. Et tu oses soupirer. …si joliiiieuh.. C’est ahurissant. Pauvre innocent refoulé. …tu assouviiis ma soif inépuisable… ce que tu exiges de nous, …je t’aimeuh d’infiniiii… et sans aucun scrupule …si fouuuu d’amouuuur… tu me fais haïr ce que je suis de rester à tes côtés. …généreuse impulsiiiive… D’ailleurs, tu veux que je te dise ? …oui oui oh ouiiii... Tu te méprends, personne n’est avec toi, tout ça c’est du pipeau …aucune autre que toaaaa…. du toc ! De l’invraisemblance qui va t’exploser à la …crshhh…. Quoi que tu fasses, tu crèveras seul ! …combles tous mes désiiiiiiirs… Quant à moi, lamentable escroc, moi qui ne suis qu’un fragment de ta déliquescence, …mon si tendre supplice… une indigence, tu m’as réduite à une nausée de ta morbidité. …ton souriiire accueillant.. Que suis-je donc devenue pour toi ? …ta voix si ravissssssante... Démon ! Il t’en faut encore et encore …dis-moi encore que tu m’aimeuh… Avec moi tu disais avoir atteint la perfection ...chuiinte… un simulacre de perfection, oui. …amore mio… Et bien ton simulacre, s’il pouvait …mon lovelito... il te ficherait son poing dans ta petite gueule de dégénéré. ...tes mains me liiisent… Et tous ceux là, …en caresses divines… je les jetterai au feu ou mieux je les balancerai à la mer pour que rien n’en réchappe, pas la moindre poussière, je diluerai ton poison bleu ...je suis ivre de toa que j’aimeuh tant… je les noierai tous ...m’envoûtent tes coups de fouuudre… Sinistre personnage …siicccrhhhhcre...

… Je restais bouche bée, le regard levé vers le plafond. J’étais sidérée par la violence anarchique de ce que je venais d’entendre. Ensuite, un calme absolu s’était imposé comme un tapis de cendre sur une scène de chaos et emplissait l’espace de son enveloppe ouatée. Ce chahut venait du haut de l’escalier qui mène chez mon voisin du dessus. Ce n’était guère son genre, lui d’habitude si taiseux, silencieux, à peine une porte qui grince, quelques pas dans l’escalier. Il paraissait toujours seul là-haut. Jamais rien entendu que la même démarche régulière et lente dans l’escalier, ponctuée par quelques grincements du vieux bois. Jamais même perçu le son de sa voix. Un ami m’avait dit qu’il devait être sourd, car il ne répondait pas aux salutations. On le disait ours, bourru, solitaire. Tout ce que je pouvais dire c’est qu’il ne m’avait jamais dérangée. Nous vivions tous deux dans un petit immeuble de quatre étages dont les premiers niveaux étaient inhabités. Souvent j’ai pensé que ce qu’on disait de lui, on le disait de moi qui ne me liais pas facilement, bien que je distribue allègrement les bonjour-bonsoir d’usage. J’en avais fait une sorte de lien secret entre nous.

Alors que penser de cette coléreuse logorrhée ? A cette heure du soir. Et ce tapage musical ? J’essayais de capter un mouvement venant du haut. On aurait dit un orage qui avait cessé comme il avait commencé. Un coup de tonnerre. J’ouvrais doucement ma porte, aucune lumière dans les parties communes, pas le moindre bruit. Je décidais que cet éclat qui avait attiré ma curiosité ne justifiait en rien que je m’emmêle dans cette histoire, ce n’était pas mon affaire. La nuit passa comme à l’accoutumé, au réveil en repensant au chahut de la veille, je supposais que l’homme avait mis la télé ou la radio un peu fort. Vers huit heures j’entendais les pas habituels, pesants, descendant les escaliers.

On aura compris que je n’étais pas beaucoup moins sauvage que lui, j’étais passée d’une grande maison isolée au creux des bois à ce petit studio, situé au coeur d’une cité de bord de mer dont les habitants s’avéraient pour la plupart être des oiseaux. Notre immeuble était une sorte d’îlot habité par deux Robinson qui s’ignoraient de bonne grâce. J’avais bien quelques amis, mais ils n’étaient pas du coin, et l’étroitesse de mon appartement m’empêchait désormais de recevoir plus d’une nuit ou deux, plus d’une personne à la fois. Autant dire que ce n’était pas propice à entretenir des relations qui s’effeuillaient. De mon côté, je ne bougeais guère, absorbée par autre chose que les voyages. Je me sentais bien dans cet appartement qui nous avait parfaitement accueillis mes livres et moi. Pour le reste, j’avais mes jambes et mon imagination, cela me suffisait pour l’instant.

*

Le train du quotidien a bifurqué un jour qu’il pleuvait tant et tant qu’on n’y voyait pas à deux mètres dans la rue. J’avais un urgent besoin de papier pour un nouveau projet que j’avais en tête. Devant le mur de pluie, je restais figée sans oser franchir la porte d’entrée de l’immeuble. J’allais remonter, lorsque j’entendis les pas lourds descendre les marches lentement.

Troisième étage, il passait devant chez moi. Ce n’était pourtant pas son heure. Deuxième étage… Qu’avait-il besoin de sortir par ce temps ? Premier… il n’y avait pas moyen d’y échapper, mon voisin apparaitrait bientôt, et le couloir d’entrée, long tube qui menait à la sortie, était si étroit que je craignais de devoir l’y croiser. Cela nous était déjà arrivé et je m’étais effacée en ressortant dans la rue. Sous cette pluie, ce n’était pas envisageable. Lorsqu’il apparut, toujours très impressionnée par sa gigantesque carrure amplifiée par la petitesse des lieux, ne trouvant rien de pire à dire, je m’exclamais :

 

[vers l’îlot 2...]

Il est un petit navire

Équipage dilué, jeu de mer, arrimage dans les eaux improbables des pensées éphémères. Vogue petit voilier, sème au large les paroles inaudibles qui content les secrets des mondes invisibles. Là-bas, un rêve passe, humide, comme un long ruissèlement sur une peau d’eaux plurielles. Le chant de la sirène t’enveloppe et te guide, écoute-le sans faillir. Es-tu apparition ou mirage des sens ? Qui t’a posé ainsi sous la pluie de lumière ? L’audace, l’amour ou bien l’adversité. Vague étreinte du temps, te voilà condamné à errer sur une photographie qui ne jaunira pas, ne lâchera jamais ce qu’elle a embrassé. Celui qui reste là abreuve pour toujours le regard du voleur de présent et ta réalité ne cesse de tomber dans l’onde de l’oubli. Petit navire entre les eaux suspendu, leurre sublime de l’illusion.

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(horizon de Pourville/mer, 02 juillet 2015 pour seuil de réalité)

Le drôle de rêve de quelque part

Sur les galets, la plage ensoleillée, le corps salé. Sous mes yeux fureteurs, elle apparait. J’ai cru qu’il s’agissait d’Esméralda tant elle dansait gracieuse dans sa longue robe tournoyante, cheveux volants et corps offert. Le souffle tourmenté de la tornade me murmura : Elle s’appelle Dorothy. De ce moment s’échappa une voix délicieusement délicate Somewhere over the rainbow,… skies are blue…   Je regardais les cieux qui se révélèrent être bien au-delà de l’arc-en-ciel tant ils étaient bleus, profonds. Attirants. J’y tombais volontiers entrevoyant la face perturbée d’une sorcière revêche.

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And the dreams that you dare to dream really do come true.  Mes pensées s’enroulaient autour de la berceuse. Le tableau était presque complet, en son coeur, la tempête grossissait, emportant dans une farandole onirique arc-en-ciel, sorcière et Dorothy.

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Le rire ravageur de la sorcière éclate soudain. L’histoire est écrite. Elle nous aspire, nous catapulte vers sa propre destinée. …Somewhere over the rainbow, bluebirds fly… Les goélands se métamorphosent. Les galets deviennent nuages, ils s’animent d’images. Je plonge mes mains dans le sac à rêve. Ils sont là, compagnons de fortune de Dorothy : l’épouvantail décervelé, le grand coeur de l’homme métal rescapé, pour ce qu’il lui reste de chair, d’une guerre trop grande, trop longue, trop meurtrière. Les voilà, collés les uns aux autres tel un puzzle insécable sur une table d’opération.

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…tout de fer blanc reconstitué… Nick Chopper…

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De l’histoire de Frank Baum, je vertige, bifurque et chute appesantie dans le roman de Claro. Cosmoz, ma mémoire s’allège, écarte les brumes, je me souviens de la tragique histoire de Dorothy qui commençait si banalement « Tu t’appelles Dorothy, tu es une petite fille et tu vis au Kansas » et continuait dans le délire forcené au pays des humains. La berceuse revient à la charge sous fond d’orage, douceur, roulement de guerres et d’hommes assaisonnés sauce corrosive, la robe de peau virevolte tant et plus, les goélands crient kao kao kao chaos. Mon cerveau s’enroule sur lui-même, j’ai dépassé le ciel.
Somewhere…. way up high… le fil de la berceuse s’enroule, légère contrainte, autour de mes poignets, son moulinet me ramène en surface. Mon rêve ballote inconscient contre les brisants. Sur fond de pupilles dilatées le corps de Dorothy dévoré par les mots s’enlise dans la dissolution. Je feuillette les galets, nous voulons la sauver, détourner les pages de leur fatalité. Coeurs à vif, les amis traversent les temps délétères, de ceux qui donnent une majuscule à l’Histoire et fondent l’homme en minuscule. Unis dans la fiction, inséparables tant que les mots se soutiennent les uns les autres.
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Réveille-toi, ‘vy, reveille-toi. Noyée dans la chaleur féroce que contre l’humble courant d’une mélodie …Somewhere over the rainbow skies are blue  And the dreams that you dare to dream really do come true… j’atteins la fin du rêve. Ai-je fait un voeu avant d’ouvrir les yeux ? Dans mes mains quelques petits galets s’entrechoquent doucement, battant contre mon coeur un rythme tempéré. Je sors d’une origine, d’un monde que les mots recomposent sans cesse. Demain il pleuvra et je guincherai dans tous les Somewhere qui se présenteront….
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(photos d’une journée estivale)

Références utilisées pendant ce rêve : principalement la voix de Judy Garland (qui me trotte souvent dans la tête) et le roman de Claro, Cosmoz (que je vais relire).

D’autres histoires gravées dans la pierre, ici.

Je reviendrai de suite…

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boîtes à images, livres, matériel de dessin… check list ok… départ j – 1

un, deux, trois, quatre…  le temps de compter jusqu’à 5

de patauger un peu de ce côté-ci

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de me noyer en eux de ce côté-là

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de vérifier que les bébés goélands ont bien mangé et appris à voler

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et je suis de retour….

jonathan-Dieppe

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