à l’âme de la forêt des miroirs

*

Et même si les traces sont à peine visibles la tentation est grande de partir et me fondre en cet air lointain
Je pourrais m’échapper redevenir spirale un vertige des sens au sein des corps aimés
Comme en ce jour de solitude vagabonde me mêlant à la ronde des dieux de la forêt
Je succombais aux troubles des légers frémissements d’un espace confus
Ce moment délicat où tu m’es apparu sur ta couche endormi délicieux Endymion rêvant à la Sélène
Cet instant effronté qui me vit dérobé ce baiser de fortune à ton sourire lunaire
Onirique gisant
Tes songes entrouverts m’offrirent de te suivre sur le fleuve aux étoiles où ils me racontèrent l’autre côté du monde
L’enchantement porté dans un oubli du temps ancra ce pur amour aux marges de mes vies
En abîme des hommes en moi tu as construit ce monde désormais refuge à mes sombres secrets ces territoires mon ange où germe silencieuse l’immuable quintessence qui poudroie chaque fois que je descends en toi et que je deviens rêve.
 le tourbillon
L’idéal eut été de croquer l’Endymion ou de le peinturlurer… j’y pense j’y pense…
Et finalement, le voici ici.
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