Parc du Marquenterre, il était un jour. Alors que tous les regards environnants étaient levés vers les oiseaux de passage je fouillais le marais à la recherche de quelque prince à me glisser sous la dent quand je la vis, jolie princesse tout de vert vêtue conciliabul(l)ant dans l’humidité suintante et tiède de son logis. Petite rainette, pourrais-tu orienter mes désirs vers quelque baveux crapaud que je changerais en affriolant coquin ? Elle me répondit que de crapaud, il n’en restait guère, ajoutant : « les princes charmants ne sont plus ce qu’ils étaient, mais si tu veux me donner un baiser, je comblerai avec grâce et vertus tes souhaits de mes contes les plus divins ». Ce faisant, elle déploya d’une lichette de vivacité ses petites cuisses et me sauta dans le creux de la main. Un baiser et le tour était joué. Je suivais ma princesse dans son petit nid vaseux. Quoi ? coa !

grenouille

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