En feuilletant la brochure du Centre Pompidou pour le programme expos-conférences-cinés-rencontres des mois à venir, mes yeux sont attirés par deux noms : Guy Maddin et Mathieu Amalric.

Guy Maddin, réalisateur canadien, dont je suis la carrière depuis un bout de temps. Il fait des films souvent en noir et blanc aux images rayées qui sautent, tressautent, sursautent, aux ambiances mystérieuses, lancinantes, dans lesquels son intérêt pour le surréalisme gothique se mêle à une imagination débordante. J’ai eu la chance de voir quelques uns de ses films au cinéma, d’autres en dvd, j’essaie d’en acheter de temps à autre. Par exemple My Winnipeg vu au cinéma et revu lors de l’exposition My Winnipeg, à la Maison Rouge, ou encore Des trous dans la tête (avec Isabella Rossellini. Une île mystérieuse, des orphelins, un phare, la mère dominatrice et tyrannique de Guy Maddin,  son père, scientifique, qui fait des trous dans la tête des enfants, une enquête), ou Ulysse, souviens-toi, (une maison hantée, des secrets partout). Son film, Dracula, pages tirées du journal d’une vierge, est un film ballet interprété par les danseurs du Royal Winnipeg Ballet.

Mathieu Amalric, un de mes acteurs préférés. Lui aussi est un peu lancinant – quelque chose d’obsédant chez lui, son regard, son jeu, les rôles dans lesquels je l’ai vu. J’aime son rythme posé qui le rend troublant. Et, je l’ai découvert très récemment en tant que réalisateur dans La chambre bleue, un thriller adultérin d’après un roman de Simenon. J’ai carrément été emballée par les cadrages et images superbement photographiques du film. M’a presque fait penser à Andrei Tarkovski, dont j’ai revus quelques films cet été.  J’ai vu et entendu Mathieu Amalric dans une interview à propos de ce film, La chambre bleue, dont il est aussi co-scénariste avec Stéphanie Cléau (également actrice dans le film), il n’avait plus rien de lancinant, au contraire. J’adore.

Guy Maddin et Mathieu Amalric sur la même affiche, je savoure d’avance ! Je cherche depuis quelque temps un déclic pour retourner au cinéma (suite à une overdose de films (souvent bons, par ailleurs), j’arrive plus à entrer dans une salle obscure, même si l’envie renait doucement parfois). Le voilà mon déclic, le film de la dernière chance en quelque sorte (excessive ? moui, un peu, peut-être, on va dire ça). Ce film, The forbidden room (rien que le titre…), qui doit sortir… bientôt, je suppose, puisque le Centre Pompidou le projette en avant-première le 28 novembre. Je ne sais pas si je pourrai le voir à cette occasion, « séance semi-publique » c’est écrit, mais même si j’ai un abonnement au Centre, pas dit que. Pas grave, de toute façon, je le verrai sur grand écran, c’est sûr, à moins que le ciel me tombe sur la tête.

forbiddenRoomLe film : The forbidden room – La chambre interdite, réalisation Guy Maddin et Ewan Johnson. classé aventure/fantastique.

Synopsis : Guy Maddin est parti à la recherche de 31 films perdus, de leurs personnages et histoires imaginés par Hitchcock, Lubitsch, Ozu, Stroheim et autres grands maîtres. Les acteurs se sont littéralement laissés posséder par l’âme de ces oeuvres au cours d’un tournage où chaque journée commençait par une véritable séance de spiritisme invoquant l’esprit de ces films.

Très prometteur !

C’est bien la première fois que je parle d’un film avant de l’avoir vu. Evidemment, j’y reviendrai.

Pour un aperçu des films de Guy Maddin, cliquez sur les liens ci-dessous pour voir les bandes annonces des films :

Des trous dans la tête

Ulysse, souviens-toi

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