0209vide4En 1958, Yves Klein exposait le vide dans la petite galerie d’Iris Clert, à Paris.

En février 2009, le Centre Pompidou exposait le vide dans la vastitude de ses salles du musée d’art moderne.

Septembre 2015, j’explore le vide vêtue de mon treillis soudé au corps comme une nouvelle peau, lit-on dans le dépliant, avec reprise de l’ancienne. Une affaire.

Je (qui ?) passe repasse impasse dans les salles vides à soi. Jeu nettoie je nie moi toi et ces drôles de murmures inaudibles. Quoi ?

Tu te cherches vaine griffure dans la nuit qu’infiltre la lumière artifice ô si doux doux douce et si douteuse qu’on s’y roulerait dedans pour en finir de peu. Au demeurant la chute camoufle les meurtrissures. Gauche ? Droite ? Où-je ?

0209vide3duoPain brioché fourré condimenté à satiété, tu t’émiettes en errance sème les fibres (miettes) d’émoi d’ensoi à reculons parcourt à l’aveugle la spirale évidée. Grand huit tendance infini enrubanné façon Moebius suivre la boucle qui lentement s’élève lève l’ève veut jouer ses reflets remisés sous la descente profonde au débord des eaux des. Mirages. Vapeur quoi. Et les voilà alors qui s’avancent en rang d’oignons, se bousculant un peu, singeant les grandes exigences qui voudraient qu’on y réfléchisse avant que de défier l’évidence :  Questions ? ooooOOOOOOh non,pas question ! Tu vires de bord terrasses la première écrases la  seconde,

Ahin ahin ahin la fuite épuise la baveuse crache les mots jusqu’au dernier sursaut. La seule et unique question légitime ici.

C o m m e n t    s e   d é p l a c e r   d a n s     l  e       viDE                                     ?

Pourquoi voudrais-tu en finir avec les mots, femme du verbe ?

Car voyez-vous dans le vide lieu de tranquillité s’il en est, les mots sont des intrus, des vauriens des geoliers des mécréants des alchimistes qui peuvent transformer le plomb en or. Regardez ces photos où pas âme ne vit et qui sont comme un hymne sans commencement ni fin au suicide des sens et regarder sur celle-ci comme les mots descendent votre jeu de0209vide5 ne plus vouloir en être. Noir sur blanc ou voix hurlantes, ils sont là martelant des contradictions, et ces fichues questions qui resteront sans réponse où se déroule le fil qu’un jour vous tirerez pour ressortir du labyrinthe.

Le vide ? Qu’en sais-je ?

Les mots contre le vide…  et si celui-ci l’emportait, vous emportait tel un fantôme un tourbillon à peine un souffle une illusion un rien

0209vide6Evidemment cet article qui s’enivre de mots prouve s’il en est besoin que les mots gagnent sur le vide

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