M’est souvenir de cette femme dont le charme irradiait, le regard enivré de vie, le corps un peu fragile mais pourtant si présent. Je la voyais danseuse. Et si sa peau était parcheminée  des caresses douces ou âpres des temps dépassés, elle habillait son être d’un épuré de grâce et de beauté. Combien de douleurs combien de joies derrière ce masque de la vie ? Combien de pages avaient-elle détournées pour s’émarger des heures dévastatrices ? Rien ne transparaissait de cet intime pudiquement voilé,  rien que les traces du temps généreux et féroce à la fois. La tête haute elle dominait l’à venir d’un sourire effronté.  Je la revois fascinante fraicheur de sérénité aboutie à jamais tendresse gravée en filigrane de mes ondes de vie. Et lorsque mon coeur s’inonde des crues du désarroi, que les images sombrent et que les mots s’égarent en un chaos diffus, je repense à ces apparitions enchantant mon chemin, ces illuminations comme un don du destin.

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mouettes au jardin des Tuileries – octobre 2015
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