bouilleOeil7Ce pourrait être après une chubouilleOeil-5te de mots, l’esprit dans l’escalier qui s’est laissé aller, par abandon ou volonté d’abstinence, une remise par niveau, un entrelacement de dérives qui peu à peu t’ont éloignée de ce qu’ils appellent la raison. Touchée-coulée, tu joues, tu jongles, tu dérapes et les mots balbutient leur incompétence avant de prendre la fuite. Casser l’image te parle. C’est pas que je bouillevyNBl’aime pas la fille qui te sert de modèle pour mes expériences, mais je lui couperais bien le sifflet de temps à autre. J’ai la tête en déformation, tout s’égare, s’éparpille, les poissons vadrouillent, les oiseaux jettent du lest, le bocal perd de l’altitude. J’ai du bruit entre les lignes comme des petits grains de poussière jetés sur le revers des mots. Pourtant, je m’exercise,  je me vide de mes turbulences,  j’avale le silence et je crie simultanément. Gobant et m’envolant, parfois mon mutisme bocalise et je bulle de navritude… Oups ! j’vous dis, j’ai la tête à l’envers, mon langage s’époumone, l’ambiance est au silence pressurisant. Mais que l’image se taise !

bouillevy2Une effraction, un vol à la tire-moi de cet au-delà, et voilà qu’on s’espère encore à écrire comme pour ne pas tout arrêter, se faire croire qu’on s’y fait prendre sur le vif de dessiner le chemin pour ne pas le perdre. Les mots vidés de la substance qui devrait les relier aux pensées, les souvenirs se taisent pour ne plus faire ruisseler les émotions, buccale invective, le souffle cogne et ton âme chavire. Tu nous enrhumes avec tes courants d’air de fariboles. Je m’enroule, m’enrobe, me griottise à l’ivresse des rives à venir, je me dis qu’il restera toujours un petit orifice qui laissera passer les sons la lumière et les rêves. Mon charnel tailladé par tous ces bris de verre à l’entour comme des simulacres échoués de bouteilles à la mer lancées par le fragment d’un monde en étourdissement. Le conditionnel n’est pas de mise ici, il est inutile de se boucher les oreilles, tu sais que le son vient de l’intérieur. Il suffit d’un écart, il suffit d’un infime dérèglement pour briser une perception.

Le brouhaha des pensées est plus effrayant que le grincement des mots rouillés, fourvoyés, noyés par les suintements des doutebouillevysatures qui m’ensongent au gré des simulations.  L’horrible son tente de se frayer un chemin dans l’épave fracassée de nos réalités.  Il me suffirait pourtant d’en sortir un de cette absence que les autres aussitôt nous feraient lever l’ancre et repeindraient le décor en pays des merveilles. A un fragment de seconde près, l’histoire apparait différente. De l’ignorance ne nait aucun ailleurs où tu pourrais te réfugier, seulement des tentations. Tenteras-tu ? Essaie encore… Saisiras-tu les bords de la question avant de t’endormir dans les chimères de la tranquillité ?

Il suffirait d’un mot, un seul, un seuil, tu promets ce sera le dernier, le bon, le juste, celui qui crèvera l’écran d’opacité, qui remontera le fil à l’envers, te redressera, fera de la chute une ascension.

Mais qui parle au juste ? Qui agite le shaker des désirs ? Qui gagnera au jeu de la vérité du mot ou de l’image ?

…maintenant chut.

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