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les oiseaux dans le bocal

ou comment les poissons rouges ont pris la clé des champs

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Palais de Tokyo

Dioramas – Palais de Tokyo

Entrez mesdames et messieurs dans le théâtre sans texte. Venez découvrir l’histoire du diorama, à partir de ses origines, avec Louis Daguerre, vous voyagerez dans le temps jusqu’aux artistes d’aujourd’hui qui s’en inspirent.

J’aime que le Palais de Tokyo m’étonne, cette exposition sur ce que Balzac qualifiait de  « merveille du siècle », est une fort bonne idée. Mais qu’est-ce que le diorama, demanderez-vous peut-être ? Lire la suite

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Carte blanche à Tino Sehgal au Palais de Tokyo – une expérience

Comment vous parler d’une exposition qui a lieu dans des espaces vides. Vides ? Tu as vu que c’était vide, toi ?  Mais non, c’est autre chose. Ben alors ?  Imaginez que c’est vous qui participez à l’oeuvre d’art. Ah oui ? A l’échelle macro ou microscopique ? Parfois, j’avais l’impression que nous n’étions qu’un détail dans un tableau. Nous ? Bon, essayez de me suivre… Lire la suite

Double Je – une exposition ludique au Palais de Tokyo (mise à jour du 16 mai)

Double je est une exposition au Palais de Tokyo. Double je est une enquête… une expérience. Un jeu, prétexte à une exposition d’art et d’artisanat, ou le contraire. Lire la suite

Le bruit des gens autour…

Si je me sers du titre de ce film de Diastème « Le bruit des gens autour », que j’ai vu du côté de 2008, c’est que je l’ai tellement aimé ce film, qu’il continue à me parler, un peu comme un ami, chaque fois que du monde entre dans mon champ d’émotion. J’aurais aimé du coup aller en Avignon pendant le festival, mais… mais ce n’est pas le sujet, il suffit simplement que ce film ait changé un peu ma vision des choses. Et combien j’aime qu’on change les choses en moi. Du vide, je suis passée au plein. Vous allez comprendre où je veux en venir… les gens… personnes… dans l’image, dans l’autour, dans le bruit, dans la vie… la lumière… en art contemporain, l’homme est une oeuvre d’art comme les autres, enfin de mon point de vue…

Ce que j’ai vu de Gérard Fromanger à Beaubourg (Centre Pompidou), ce jeudi soir (juste après le fou rire de l’article précédent) ce sont les silhouettes, je ne connaissais que vaguement et j’ai beaucoup aimé, l’expo est au quatrième, une installation spéciale dans les collections d’art moderne. Je ne comptais pas spécialement faire un article dessus, mais en regardant les photos que j’ai prises au Palais de Tokyo quelques heures plus tard où je ne voulais attraper que l’ambiance du vernissage, donc remplir ma carte mémoire davantage de gens que d’oeuvres, j’y ai vu un lien qui pour moi m’apparut comme évident.

18h30 – Gérard Fromanger au Centre Pompidou :

 

22h – vernissage au Palais de Tokyo (le 18 février 2016) :

Ce n’est jamais du bruit pour rien, du moins, j’espère.

Et alors, ce vernissage ? (Palais de Tokyo – 19 10 2015)

1015PdT_055pfLundi, 21h05, nous voilà devant le Palais de Tokyo. Pause. Hésitation ? Une file impressionnante remonte l’avenue. On n’en voit pas la fin. Je perçois immédiatement la vive rétractation de mon mari qui présage d’un départ précipité. Voilà des années que nous venons aux vernissages, qu’au fil des évènements je me suis constitué une petite collection de photographies d’ambiance. Je préférerais ne pas rater celui-là. J’attrape fermement la main de l’homme et nous remontons le courant. J’ai un article à écrire, moi. Et moi, je pars très tôt demain matin, me répond-il. Moi aussi du coup. Et ce soir, le bout de la queue se situe loin loin loin. Je ne peux m’empêcher de sourire en longeant le long serpent humain qui s’étire, s’étire. En verrons-nous la fin ? Métro Iéna, on se pose, enfin. Au-delà des arbres le faisceau lumineux de la Tour Eiffel caresse les nuages. 22h00, enfin la longue chaine s’ébranle lentement puis plus rapidement, et surtout sans presque plus d’arrêt. Dix minutes plus tard nous entrons dans les lieux qui nous enveloppent de sons et de lumière. Je sors mon shooter à photons, je m’imprègne du visuel, ça remue dehors dedans, pour un peu je m’étirerais de bien-être, mais l’heure n’est pas au laisser-aller. Allons voir ces nouvelles expositions.
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Au niveau de l’entrée, on love et refile l’attente comme un empressement à s’échapper, mais nous deux, on filera en douce au sous-sol. Séparation de moi et de ma moitié, je n’envisage que la visite intime, libre, sans parole, voleuse d’images et de sensations, j’opère en solo. Qu’on se rassure, l’endroit est grand, souvent délicieusement obscure, mais on se retrouve toujours, on se croise, on se sourit, on se perd de nouveau, c’est la vadrouille sans sens unique. Le plaisir de la découverte, de l’étonnement, de l’observation de l’autre, ces gens dedans le ventre grouillant du bâtiment en perpétuel métamorphose. Il devient clean le Palais. A sa réouverture, c’était limite un gros chantier encore, on pouvait cacher des billets doux ou piquants dans les murs ou les poteaux, ensuite on rebouchait ni vu ni connu.
Y a-t-il un sens à la visite ? Y a-t-il un rythme à respecter ? Pas de dilution programmée, je retrouve au hasard du cheminement pourtant chaotique que je pratique, les visages de la file d’attente. Et d’autres que je croiserai, et tous ces visages s’ajoutent les uns aux autres. Mais, et les oeuvres, me direz-vous ?
 
D’abord commençons par les présentations : La vie magnifique. C’est le nom de cette nouvelle saison. Il y est question de faire advenir la poésie dans tous les moments de notre existence. Tous, même ceux qui semblent un peu déroutants. On va “magnifier les instant simples, sublimer le banal”. Les explications sont souvent très belles. Merci les mots.
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Le premier sous-sol est dédié au désir. « Seul celui qui connait le désir », des créations de l’artiste Ragnar Kjartansson (Islandais) qui pense et dit que : “Parfois on a besoin d’ajouter un peu de théâtre dans la vie et vice versa.” Son œuvre mêle performance, cinéma, sculpture, art lyrique, peinture, musique. Cette exposition va-t-elle dépeindre les désirs quotidiens en quête de transcendance ? C’est son ambition. Du haut des escaliers on découvre des petites maisons ouvertes à la curiosité du public, décors ou maison de poupée grandeur nature. Dans l’une une femme s’habille, dans l’autrepdtfdes2 un homme se déshabille et se couche. C’est du moins ainsi que je les surprends lors de mon premier passage. Mais bien sûr, la femme se déshabille aussi et l’homme s’habille pour pouvoir se redéshabiller. Quand la nuit tombe, ils dorment. Et le public s’évade. Au jour, ils sortent de leur chez eux de bric et de broc, se rencontrent au bord de la fontaine et se disent « bonjour ». Vous imaginez-vous que comme des gifs animés, les deux acteurs font et refont les mêmes gestes de midi à minuit tous les jours sauf le mardi durant le temps de l’exposition, 1015PdT_060banquisesoit jusqu’au 10 janvier prochain. Non, n’imaginons pas.
Tout à côté, on va on vient devant des écrans géants, déambulation musicale, on se laisse séduire, peut-être. Il faudrait y revenir, sûrement. Je regarde les ombres passer. Elles traversent les images, se posent devant, s’éparpillent pour errer sur les glaciers du désir ou elles reprennent corps.
Dans le jeu du qui a fait quoi, je m’y perds un peu, toujours portée davantage par mon instinct que par le côté didactique. Je zappe un peu quelques recoins, et, en  bonne fille de l’ombre je me laisse attirer par le lumineux. Au sous-sol du sous-sol, où le sombre règne, des bulles de lumières sont en apesanteur, des ombres ici aussi, elles s’amassent, se séparent, s’amusent, rient, lisent. Et moi, je les épie, me laissant bercer par leur présence.
Mélanie Matranga, elle, est française mais le titre de l’exposition est en mandarin et signifie “encore et encore”, c’est léger, lumineux, fragile, calme. C’est mon endroit préféré du Palais de Tokyo, c’est toujours un peu glauque ici, mais souvent en même temps très poétique. La lumière s’y plait beaucoup aussi.1015PdT_284multipf
Mélanie Matranga nous propose p1015PdT_277pflusieurs environnements. Je pénètre maintenant une coulée blanche dans l’obscurité du sous-sol. On y joue les spéléologues en goguette, constatant que quelques herbes semblent avoir poussé ici ou là. Attention, baissez la tête !
Au début, les ombres sont encore ombres et puis elles s’éclaircissent, se colorent, s’habillent, se font visages et corps.
1015PdT_257multiCi-dessous, on monte un escalier en petit groupe d’une dizaine de personnes, pour découvrir là-haut une pièce où pendent des globes terreux sculptés de ravissantes formes, bonhommes, objets, c’est très fin, élégant. Et ces globes sont des enceintes, alors bien sûr, Musique !
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Pour le reste… J’avoue, j’ai un peu déconnecté. Je remonte pour voir l’exposition principale, Il s’agit d’une rétrospective sur la vie et l’oeuvre de John Giorno. Au début des années 1960, il conçoit le poème comme un virus qui doit se transmettre au plus grand nombre. Il crée Dial-A-Poem en 1968, un service téléphonique qui permet l’écoute de poèmes, oeuvres sonores, chansons et discour1015PdT_353pfs politiques.
(Et bonne nouvelle, si vous n’êtes pas sur place, jusqu’au 10 janvier 2016, vous pouvez aussi appeler un numéro (gratuit) de votre téléphone de chez soi ou d’ailleurs : 0800 106 106 qui propose de découvrir des sons et des voix. Je l’ai fait et je suis tombée sur Antonin Artaud qui m’a parlé de la mort, du bardo, de la médecine aliénante. Pour moi c’est un premier coup gagnant, la voix d’Artaud fascinée fascinante est à elle seule une envolée.)
Et puis il y a la grande salle, celle qui se métamorphose chaque fois entièrement sous le talent des commissaires d’exposition, c’est là qu’il y avait une lagune à la dernière expo. Là, que j’ai vu les murs recouvert de substances étranges qui se dégradaient dans le temps.
1015PdT_365trioEt  puis on suit le mouvement, un peu sous le coup de la fatigue du jour passé.  Il faudra peut-être y revenir…
1015PdT_395trioPour le vernissage, dorénavant, nous miserons sur 22h00 plutôt que 21h00.

La vie magnifique – Palais de Tokyo – jusqu’au 10 janvier 2016

Vernissage au Palais de Tokyo, ce soir

Une info éphémère pour ceux qui sont sur Paris et voudraient découvrir la nouvelle exposition du Palais de Tokyo et l’ambiance qui sévit (du bruit sans fureur) les soirs de vernissage. C’est ce soir, lundi 19 octobre, entrée libre de 21h00 à minuit. On s’y croisera peut-être… (mon signe de reconnaissance, un sac à dos bleu, des bottes bleues, un appareil photo bleu)

Les expos de la rentrée 2015 – pense-bête

Le programme nouveau est arrivé et il y a du bon. Je ne parlerai que des expos que je peux aller voir, donc à Paris, avec possibilité de vadrouille à Lille (y a intérêt), une ville qui mise beaucoup sur la culture. Donc, voici ce dont vous risquez d’entendre causer sur mon blog dans les prochains mois. Liste conçue d’après Beaux Arts magazine, de septembre.

Paris :

  • Caio Reisewitz, à la Maison Européenne de la Photographie (9 septembre au 31 octobre) – Je ne connais pas, mais comme je ne rate aucune exposition de la MEP, je verrai.
  • Fragonard amoureux, au musée du Luxembourg (16 septembre au 24 janvier). Je vais rarement au musée du Luxembourg, trop cher. Mais là, je ne vais pas rater le peintre libertin du XVIII ème siècle.
  • Lucien Clergue, au Grand Palais (14 novembre au 15 février) – rétrospective de l’oeuvre du photographe.
  • Warhol Unlimited, au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris – Pas trop ma tasse de thé, Andy Warhol – mais j’irai tout de même.
  • Anselm Kiefer, Centre Pompidou (16 décembre au 18 avril) – Là, je n’attends que ça. Anselm Kieffer fait partie de mes artistes préférés. Heureusement, j’ai un abonnement à Beaubourg, je crois que je vais squatter là-bas.
  • Ugo Rondinone – I love John Giorno, au Palais de Tokyo (21 octobre au 10 janvier) – A voir… Je ne raterais certainement pas une exposition au Palais de Tokyo. Rendez-vous au vernissage, normalement.
  • Une brève histoire de l’avenir, au musée du Louvre (24 septembre au 4 janvier) – un dialogue entre des oeuvres du passé et des créations contemporaines. Il y a bien longtemps que je ne suis pas retournée au Louvre, ce n’est plus trop un lieu que je hante. Mais, peut-être…
  • Les démons de l’estampe, au Petit Palais (1er octobre au 17 janvier) – Goya, Doré, Redon, Delacroix… j’aime bien tous ces artistes du XIXème… et s’ils me parlent de cauchemars, alors slurp, j’y cours.
  • Dominique Gonzalez-Foerster, au Centre Pompidou (23 septembre au 1er février) – je ne connais pas. Il s’agit d’une rétrospective pour un voyage dans le temps, si j’ai bien compris puisque les dates vont de 1887 à 2058. « Parfois scènes, terrains de jeu ou récits introspectifs, les chambres, les films et les « apparitions » de Dominique Gonzalez-Foerster font exister, à la manière d’un opéra ou d’une comédie musicale, toutes sortes d’apparitions cinématographiques, littéraires et scientifiques. » Ben oui, je vais pas rater ça. Et en plus, c’est dans mon cher Beaubourg.
  • Hey ! Act III, à la Halle Saint-Pierre (18 septembre au 13 mars) – encore un lieu que je fréquente à chaque nouvelle exposition. La Halle Saint-Pierre – tout près du Sacré Coeur, les marches en moins – propose souvent des expositions d’art brut (un art que j’apprécie depuis longtemps (et qui devient très à la mode, ce qui va bientôt faire flamber les prix, et ça m’énerve ce commerce avec l’art qui devient du placement d’argent, surtout celui-là, c’est un art tellement intime, tellement sincère, qu’est-ce que le fric vient faire là-dedans ? grrrr (voilà, c’est bon, j’ai râlé))), suis même allée jusqu’à Lausanne pour visiter le musée de la collection d’Art brut.   Pour cette expo, là,  Hey ! dont c’est le troisième volet, il s’agit de Moderne Art et Pop Culture, je n’aime pas tout, mais de toute façon, j’y vais.
  • La collection Artur Walther, Après Eden, à la Maison Rouge (17 octobre au 17 janvier) – 500 oeuvres photographiques d’une cinquantaine d’artistes.

Lille :

  • Joie de vivre, au Palais des Beaux-Arts (26 septembre au 17 janvier) – cent vingt oeuvres d’artistes aussi divers que : Brueghel, Niki de Saint Phalle, Takashi Murakami….
  • Renaissance – Lille 3000 (26 septembre au 17 janvier), une dizaine d’expositions prévues dans la ville (sur le thème de la ville). Au Tri Postal, gare Saint-Sauveur, les Maisons Folie... Je me souviens de Lille Fantastic en 2012, plusieurs lieux d’exposition sur la ville et environs, c’était géant, je n’avais jamais vu ça. Un pur régal.

Et on verra pour le reste.

Street Art et graffitis – 1 – Palais de Tokyo

Comme l’a montré l’aventure de la Tour Paris 13, investie pendant quelques mois par une centaine de street artists en 2013, puis visitée durant un mois par des milliers de personnes, avant d’être démolie, le street art est un art éphémère qui est de plus en plus apprécié.

Je démarre ici une suite de séries photos sur les oeuvres d’art urbain que j’ai photographiées au fil des rencontres, performance ou expositions entre 2009 et 2014.

Histoire de faire le lien avec mon précédent article sur le Palais de Tokyo, c’est par des photos de ce musée que je vais commencer. Voici donc les escaliers illustrés par Dran pour l’exposition Inside en 2014.

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Mais il y a un lieu bien plus caché dans le Palais de Tokyo, je crois qu’aujourd’hui il n’est visitable que sur rendez-vous, s’il existe encore. J’ai eu la chance fin 2012 d’en trouver la porte entrouverte. Une petite porte qui cachait bien ce qu’il y avait derrière.J’ai eu l’impression d’entrer dans un autre monde, l’atmosphère silencieuse et non moins expressive était très mystérieuse.

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Pour en savoir plus sur ce lieu, je mets le lien sur la page du Palais de Tokyo : Lek, Sowat et Dem189 dans les entrailles du Palais de Tokyo.

Le bel aujourd’hui (Palais de Tokyo)

0615_381rpf« Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui

Va-t-il nous déchirer avec un coup d’aile ivre. » Stéphane Mallarmé

22 juin 2015, 21h13, j’entre dans le Palais de Tokyo, jour de vernissage des nouvelles expositions. Univers fantasmagoriques, oniriques, poétiques, cette saison au Palais de Tokyo est d’emblée très séduisante. Cinq grandes monographies surprenantes nous entrainent à travers l’immense dédale du bâtiment.

Le Palais de Tokyo m’a habituée à des installations envoutantes et maintes fois je m’y suis perdue avec enthousiasme. Mais là, ils ont fait fort, acquaalta, de Céleste Boursier-Mougenot inonde une grande partie du niveau d’accueil du bâtiment. Nous voilà transportés du côté de Venise… à moins que, toutes ces barques, ces gens à bord que les lumières font surgir avant qu’ils soient de nouveau absorbés par l’obscurité, ça me fait plutôt penser à un tableau dantesque. Je cherche Virgile, je suis certaine qu’il se cache quelque part. Un peu partout peut-être… On se déplace sous un son lancinant, en barque ou à pied le long d’un chemin qui suit le bord de l’eau.

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(Céleste Boursier-Mougenot représente la France à la 56ème Biennale d’art contemporain de Venise)

Un petit mot de l’exposition de Patrick Neu qui se trouve au même niveau. Après le gigantisme que l’on vient de quitter, nous entrons dans un monde plus intime, délicat. Prenez le temps de regarder la finesse des dessins au noir de fumée sur verre qui se révèlent quand on s’approche. L’artiste suggère un dialogue avec les matériaux (ailes d’abeilles, mues de serpent, coquilles d’oeuf…) et la mémoire du monde.

« Peindre avec l’histoire dans une pièce pleine de monde avec des noms amusants 3 » au sous-sol, l’exposition de Korakrit Arunanondchai, qui relate l’apprentissage du peintre, nous accueille dans une atmosphère vaporeuse. Des mannequins se mêlent aux visiteurs (ou bien le contraire, je ne sais plus au juste), il est parfois difficile de savoir qui est qui. L’exposition « célèbre la connectivité numérique, la fusion entre l’art et la vie, l’imagination et la réalité, la science et l’incorporalité. » Je suis sous le charme, même si à y réfléchir à deux fois, j’hésite à qualifier ce que je vois de rêve ou de cauchemar. Oh tant pis, j’aime beaucoup.

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(clic sur les images pour les agrandir)

Pas loin, il y a l’espace dédié à l’imagerie grotesque et kitsch de Tianzhuo Chen, et, dans les tréfonds du bâtiment le travail filmique de Jesper Just, exposition de films sur écrans géants, dans laquelle on pénètre en suivant un parcours dont, encore une fois, on ne maitrise pas grand chose puisqu’il se fait dans une obscurité à peine soluble dans les quelques spots lumineux dispersés ici ou là. Abandonnons-nous et entrons dans l’oeuvre d’art.

Et bien voilà, je suis ravie de cette nouvelle saison au Palais de Tokyo. A visiter et revisiter jusqu’au 13 septembre 2015. A voir surtout la nuit tombée, je pense. Bien que ma curiosité me donne envie de voir tout ça de jour…

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