Un projet se dessine la nuit dans ma tête et m’empêche dormir. J’essaie de graver les images qui m’apparaissent et qui défient ma mémoire. J’ai certainement l’air très bête dans ma nuit, n’osant pas bouger de peur de faire fuir les images. Même prendre un crayon pour les noter ou les dessiner peut me faire basculer dans la brume. Alors, je respire à peine, et j’essaie de fixer mes idées, les répétant inlassablement, ce qui en fait naitre d’autres que j’essaie d’ajouter aux premières qui deviennent un peu floues. Je reprends en me concentrant comme mon prof de méditation nous le fait faire, on imite les mouvements du prof qui nous désigne tour à tour pour dire le prénom des personnes qui nous entourent et que nous ne connaissions pas en entrant dans le cours, et ce dans un ordre différent de la personne qui est passée avant nous. Oh que je n’aime pas ces exercices de mémoire, mais je me surprends à n’être pas mauvaise et deux semaines plus tard avec un seul exercice, j’ai retenu presque tous les prénoms qui correspondant aux visages.

Et voilà, je parle, je parle, alors que je veux laisser moins de place aux mots afin qu’ils ne viennent pas gêner mon projet.

Je voudrais développer une série de dessins, croquis, puis passer à l’aquarelle (depuis le temps que j’ai envie), et peut-être aux techniques mixtes (ça, j’ai déjà essayé… j’aime travailler la matière, mais le résultat n’est pas toujours ce que j’imaginais au début). Le but c’est surtout d’avancer et de prendre du plaisir.

Voilà l’idée. Normalement publier devrait m’engager à continuer… Rien n’est jamais sûre avec moi, mais je voudrais bien cette fois développer graphiquement ce que j’appelle mon labyrinthe. Voilà le premier croquis. A suivre, j’espère…NJ1

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