Acte : Il lui dénude l’épaule, elle hurle, la maintient de force, se débat, se plaque contre lui, enfouit son visage contre son corps. Il perce la peau, enfonce la seringue, introduit le produit sédatif. La porte jusqu’au divan, elle est secouée de soubresauts, se calme… Je m’endors en dedans. Le long du corridor lentement tu marches lentement vers la porte lointaine tu pries de ne jamais l’atteindre ralentissant ton pas tes gestes laissant le temps te dépasser te précéder t’oublier. Pause sur le film de ta vie. Lumière noire devant l’entrée tu danses à reculons debout dénudée sous le souffle de pensées épurées longues sinuosités de courbes en douceur tu t’échappes vers le large l’ondulation au corps en va vient alangui. Pause sur ton rêve. Ta poitrine soulève un soupir aspire à l’amplitude tu deviens feuillage oscillant. Le linceul aérien t’enveloppe frivole et pénètre tes songes. Tu t’allonges sans cesser d’avancer pour ne pas sombrer ne pas parler ne pas crier ne pas te révéler. Silence chuchoté. Tes voix s’échappent en un souffle subtil t’encerclent te chavirent. Le temps dans sa pause éternelle t’offre une valse un pas de deux ultime il te porte tu virevoltes te reposes meurs un peu il te veille te réveille mon ami pas encore. Attends gémis-tu dans ton sommeil étale en ailleurs d’une torpeur langoureuse attends encore un peu.

Mandalavy

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